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USA #1 : Las Vegas et la Route 66

Les grands espaces de l’ouest américain, ces routes interminables, les lieux mythiques comme Vegas, l’essence même du roadtrip. On a tous entête une multitude de clichés. Et nous, amoureux de nature et de vastes étendues, ne pouvions rêver mieux comme destination. Nous sommes partis de mi avril à mi mai.

La recherche du billet d’avion et de la location de voiture

Nous voilà prêts à prendre les billets d’avion. Nous avons eu une chance inespérée. Comme beaucoup, nous cherchons les billets les moins chers, nous préférons garder le budget pour dépenser sur place.

Généralement nous commençons nos recherches sur les comparateurs de vol comme Skyscanner ou Kayak. Cela permet de se faire une idée des prix. En revanche, ces comparateurs ne remontent que les prix que les compagnies aériennes mettent à leur disposition (oui le monde de l’aérien c’est compliqué). Du coup, il n’y pas TOUS les prix disponibles sur ces comparateurs. Nous en avons eu la preuve. Après avoir écumé toutes compagnies qui volaient à destination de Los Angeles, nous avons trouvé des billets d’avion British Airways sur le site de Finnair (allez comprendre, la simplicité de l’aérien) sur le trajet Nice-Los Angeles à 424€ AR/personne.  Oui oui, aller retour ! Et le mieux est que les billets étaient de vrais billets 🙂 On a eu du mal à y croire, nous avons refait la recherche, et bingo c’était bien une promo !

On n’oublie pas de faire son ESTA, sinon on n’entre pas sur le territoire. Cela prend 5min, on peut le faire pour plusieurs personnes à la fois, et on reçoit une réponse très rapidement. C’est le seul et unique site officiel. Le coût de l’ESTA est de 16$ par personne, si on vous demande plus c’est une arnaque. L’ESTA est valable 2 ans. Imprimez bien votre confirmation, même si on ne vous le demandera pas forcément.

Première fois en A380 entre Londres et Los Angeles, cela fait drôle d’être sur deux étages dans un avion. Nous arrivons à midi aux States après 14h de vol de jour. Nous sommes agréablement surpris par les contrôles de sécurité, les agents sont agréables, nous demandent si nous allons nous marier à Vegas et nous souhaitent bon voyage.

Direction le loueur de voiture. On monte dans la navette qui nous conduit à l’extérieur de l’aéroport, où se situe tous les loueurs.  Nous sommes passés par un courtier: Rental Cars (mais il en existe plein d’autres : Autoescape, EasyCar etc). Ils proposent des offres bien plus intéressantes que les loueurs directement. D’autant que sur les loueurs US le prix est généralement affiché hors taxe. Notre loueur sur place est Dollars (low cost du loueur). Nous avons une voiture quasiment neuve (deuxième bonne surprise). En passant par Rental Cars, nous avons eu le deuxième conducteur gratuit, ce qui va se révéler plus que bienvenu vu le nombre de kilomètres qui ont suivi. On aurait bien pris un gros 4×4 (et nous vous le conseillons si vous voulez faire de la piste), mais notre Hyundai s’est révélée être un très bon compagnon de route. On n’oublie pas le permis international qui s’il n’est pas obligatoire est très fortement recommandé. Liser

Les choses sérieuses peuvent commencer : direction Vegas !

Las Vegas

Dans mon planning, je n’avais pas pris en compte un facteur : les embouteillages de Los Angeles. Alors que nous devions faire la route en 4h jusqu’à Vegas, nous avons mis 6h. Mon cher et tendre était quelque peu épuisé, cela restera dans les anecdotes du voyage. Nous arrivons donc de nuit à Vegas. On nous avez prévenu de la démesure du Strip mais on n’imagine pas vraiment. En arrivant en voiture de nuit, on devine au loin un halo lumineux qui prend forme et devient de plus en plus puissant. Ceci n’est qu’une mise en bouche. Nous arrivons par une parallèle du strip, directement au pied de l’hôtel Excalibur, où nous avons réservé une chambre pour 2 nuits. Et là, c’est la claque. Sur notre gauche, un grand huit en plein air devant lequel trône la statut de la liberté qui fait face à ce château digne d’un dessin animé disney.

Nous demandons un surclassement qui nous est accordé (comme quoi il faut toujours demandé). Les chambres sont vieillissantes mais spacieuses et propres. Malgré notre épuisement, nous décidons d’aller nous balader sur le Strip.

Et là c’est la surenchère de néons et lumières en tout genre. Il est intéressant de voir comment Vegas se réinvente avec de nouveaux ensembles architecturaux aux lignes épurées qui cohabitent avec les « anciens » bâtiments plus clinquants et kitchs. Pour se promener et traverser certaines artères, on passe sur des passerelles en verre qui offrent de belles perspectives sur le Strip.

Nous poussons jusqu’au Bellagio, et y admirons le jeu de jets d’eau. Épuisés, nous rentrons nous coucher.

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Décalage horaire oblige nous sommes debout aux aurores. Nous arpentons alors le Strip désert où seules quelques joggeuses font leur footing du matin. Nous nous dirigeons vers le Caesear Palace pour y goûter un de ces fameux buffets brunch. Et là c’est une régal, une orgie de nourriture. 31$/personne, ce n’est pas donné mais on y mange pour la journée. Le buffet est interminable. On y retrouve toutes les cuisines du monde. On trouve même du (vrai) saucisson.

Repus, nous sortons sous la chaleur accablante et commençons notre déambulation de galerie marchande en casino. Nous croisons des personnages au costume plus ou moins réussis. Des exubérants. Des originaux. Certains viennent prêcher la bonne parole au coeur de la cité du vice. Haranguant les passants, ils portent des écriteaux et hurlent dans un megaphone. Et c’est tout le paradoxe de Vegas qui nous apparaît si distinctement.

Les galeries qui valent le détour :

  • Caesars Palace : avec son plafond aux couleurs du ciel, on se sent couper du monde, hors du temps. Tout est fait ici pour que vous perdiez la notion du temps que ce soit dans les magasins ou dans les casinos.
  • The Venitian avec ses gondoles (pour toute personne ayant été à Venise, cette eau bleu turquoise est une ineptie) : l’ensemble est très ressemblant, mais qu’ils sont habiles ! nous nous perdons dans le dédale de ce casino géant et mettons un bon quart d’heure à en sortir.
  • Wynn : très élégant, le Wynn possède un hall splendide.

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Nous n’avons fait aucune attraction payante. Il faut prévoir un budget vraiment conséquent pour les attractions, les sorties et les repas. Nous préférions en garder pour la suite du voyage. En revanche, une chose que nous ferons lors d’une prochaine visite est d’aller voir un spectacle (notamment un de ceux du Cirque du Soleil).

Où manger pour pas cher

  • FatBurger assis en terrasse au bord du Strip, on y a mangé de bons hamburgers avec une bonne bière pour un prix raisonnable (pour manger de la qualité, on aura quand même payé 35$ pour 2 burgers, 1 frite et 2 bières) dans une ambiance rétro. Les hamburgers sont vraiment copieux. On peut regarder les matchs de playoff ou saison régulière sur de grands écrans.
  • iHop: la chaine des pancakes, et c’est un régal. On en trouve un peu partout, et pour toutes les personnes qui aiment le pancake sous toutes ses formes on recommande vivement. Il suffit de regarder leur site pour se faire une idée de ce qu’ils proposent.

Vegas est vraiment le temple de la consommation et de la démesure comme vous en verrez rarement. Mais cet étalage de richesse ne peut faire oublier les mendiants et la pauvreté qui y habitent et se mêlent à tout un chacun.  Contrairement à ce qu’on entend, cette pauvreté se retrouve sur le Strip même, et le contraste est d’autant plus dur.

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La Route 66

Après une journée complète et deux nuits, nous prenons la direction du Grand Canyon par la route 66. Mais avant nous faisons un stop au Walmart pour compléter notre attirail de campeur. Et oui, nous avons fait les parcs en camping, et c’est un régal, nous conseillons vivement. On peut tout acheter sur place sauf la tente (oui les tentes premier prix ne sont pas étanches aux USA), une bonne vieille tente Quechua Arpenaz fait tout à fait l’affaire. Pour nous, elle a résisté à la tempête de sable, la tempête de neige.  En partant en hors saison, nous avions prévu des duvets vraiment chauds (jusqu’à -5°C et nous avons bien fait, mais ça c’est dans les prochains articles).

En même temps, nous découvrons un Vegas plus terre à terre avec ses maisons basses et ses commerces. Vegas ne résume pas au Strip.

Direction la route 66. On sort de Vegas et on comprend à quelle point cette ville est une utopie dans un milieu si aride. Nous dépassons le barrage Hoover et attaquons les choses sérieuses. La route 66 en soit n’a rien d’extraordinaire, c’est une route rien de plus, rien de moins. Entre chaque étape, il faut parcourir des dizaines de kilomètres. En revanche, on est d’emblée pris dans cette ambiance de western avec ces paysages minéraux, où la végétation tente désespérément de survivre. On adore prendre la route, et rouler, rouler, rouler au milieu de ces étendues. On se sent l’âme vagabonde.

 

 

Certains arrêts méritent tout de même d’y accorder du temps :

  • Kingman : pour nous ce fut le point d’entrée sur la route 66.
  • Hackberry : une ancienne station aujourd’hui là uniquement pour les visiteurs de passage. C’est le point d’orgue de la route 66, le lieu emblématique par excellence. Elle regroupe tout ce qu’on peut imaginer : vieilles enseignes, pompe à essence, vieilles voitures.
  • Seligman
  • Williams : dernière bourgade avant de remonter vers le Grand Canyon, elle est vivante tout conservant ses façades à l’ancienne.

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Mais c’est entre chacun de ces stops, qu’on prend la pleine mesure de ce qu’a pu être la route 66 avec son chemin de fer interminable, la terre battue par les vents.

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En prenant notre temps, nous avons pris la journée pour relier Las Vegas au Grand Canyon, où nous avons planté la tente pour la nuit. La suite au prochain article.

En attendant voici la première partie du roadtrip en version carte !

Les immanquables

  • Le buffet brunch à Vegas
  • Jouer à une machine à sous, même si c’est un penny, on ne sait jamais !
  • Arpenter le strip de jour comme de nuit
  • S’arrêter au milieu de nul part sur la route 66
  • Regarder passer les trains interminables sur la voie ferrée le long de la route 66
  • Faire un stop à Hackberry

Dans nos valises

Le plus dur sur ce roadtrip est que nous savions la diversité des lieux et du climat que nous allions avoir. Nous avons donc pris du très froid (on a quand même eu de la neige à Bryce Canyon) et du très chaud (Las Vegas et Death Valley) mais aussi du vent ( Page, San Francisco), un peu de pluie (Canyonland). Surtout ne pas sous estimé les températures extrêmes que ce soit dans le froid ou dans le chaud.

 

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