lumpong

Malaisie: Malacca et Taman Negara

Malacca c’est cette petite ville, qui connut un rayonnement incroyable jusqu’à l’extrémité de l’archipel indonésien. Située à 2h30 de route de Kuala Lumpur, elle mérite plus qu’un aller-retour dans la journée. Aujourd’hui, la ville conserve de son riche héritage un cœur historique plein de charme où il fait bon se promener surtout à la nuit tombée lorsque la chaleur écrasante laisse place  la tiédeur de l’obscurité bienvenue. Et le rupture est grande lorsque vous passez au Taman Negara, cette jungle incroyablement dense, qui garde jalousement ces secrets d’une histoire plus vieille que l’homme. On s’y perd mais pas trop, de peur de tomber sur quelque créature effrayante.

Notre carnet de voyage

7-8 avril 2017 – Direction Melakka ou Malacca

Départ de Kuala Lumpur. Nous utilisons Grab pour un aller simple en taxi direction Malacca avec un « Fixed Fare » pour ne pas avoir de surprise. Alors oui, il est possible de prendre le bus mais étant donné le prix raisonnable des taxis et que nous avons le budget pour, nous choisissons la facilité. Nous avons payé 158 MYR pour 2h30 de trajet soit 30 euros la course. Nous y ajoutons 20 MYR de péage.

Attention de toujours confirmer le tarif auprès du chauffeur avant de monter dans le taxi, ne pas hésiter à négocier et bien demander si les péages sont inclus. Si non, demandez le prix des péages.

On part, on sent bien que le one way ne l’enchante guère car s’il ne trouve pas de passager, il fera le retour à vide vers Kuala Lumpur. Et là, petite surprise : le voyant rouge de l’essence est allumé. Après un ou deux détours, nous prenons de l’essence en entrant sur l’autoroute. Les autoroutes, et plus généralement les routes, sont en excellent état en Malaisie, comparable à ce que nous connaissons en France.

Arrivée à Malacca : le chauffeur a du mal à trouver l’hôtel, s’énerve avec la réceptionniste au téléphone, 10 minutes plus tard nous voilà devant un hôtel charmant : le Rustel Cracker.

La chambre n’étant pas prête nous laissons les bagages à la réception et partons à la rencontre de Malacca.

1. La Dutch Place

On se prend en photo devant ces bâtiments rouges, on peut visiter l’église ou le musée avec comme l’impression d’être quelque part en Europe. On se pose à l’ombre d’un arbre, sur les marches et on regarde amusé, les trik shows.

Dutch Place Malaca

2. Jonker Walk

On est vendredi et ce soir, c’est marché de rue dans la principale artère du vieux Malacca. Mais pour le moment la rue est bien calme. La chaleur est écrasante, nous faisons une pause au Geographer Café, un des plus vieux bâtiments de la ville.

jonker walk

jonker walk

geographer café

Nous faisons un saut à l’hôtel pour récupérer notre chambre avant d’attaquer la ville de nuit.

La nuit commence à tomber vers 19h lorsque nous retournons vers Jonker Walk. Là, c’est un choc : on dirait une ruche, une fourmilière avec tous ses stands, ses lumières, son agitation et surtout, vraiment surtout, son excellente street food. Malacca s’est transformée en quelques heures. Il y a de tout à tous les prix. On regarde, on hésite avant de craquer. Puis on a envie de tout essayer !

Un petit aperçu des prix et de nos coups de coeur:

  • Dumpling Fried (3MYR les 6) *****
  • Fishball (4 MYR les 3) **
  • Spring Roll (5 MYR l’1) ***

Nous étions tenté, mais n’avons pas craqué de peur d’être malade : au bout de Jonker Walk, tout une partie du marché est consacrée aux fruits de mer et crustacés cuisinés sur des grills.

L’ambiance est très bon enfant, et malgré le monde, on s’y sent bien.

Un karaoké a lieu dans cette immense scène ouverte (assez kitch, il faut le dire au bout de la rue) : les personnes défilent avec plus ou moins de talent, on les écoute quelques instants amusé avant de poursuivre notre route.

jonker walk

jonker walk

jonker walk

jonker walk

jonker walk

jonker walk

jonker walk

jonker walk

jonker walk

jonker walk

3. Malacca River Cruise

Le deuxième jour, nous montons jusqu’à Paul Church, ce vestige d’Eglise témoignant de la colonisation portugaise et hollandaise.

saint paul church

saint paul church

Nous redescendons de l’autre côté de la colline. Nous choisissons de prendre le « Malacca River Cruise », pour voir la ville différemment. 21,5 MYR/ personne pour 9km de navigation sur le canal principal de la Melakka River. Très joli, peu de monde. Nous découvrons le street art qui borde les berges, riche en couleur, en représentation, une belle surprise.

malacca river cruise

malacca river cruise

malacca river cruise

4. La rue de la paix

Nous débarquons et nous dirigeons vers une rue parallèle à Jonker Street, surnommée la rue de la paix car il y a dans la même rue 3 édifices religieux de 3 religions différentes : une mosquée, un temple hindoue et un chinois. On ne visite que le temple chinois, mais il est possible de visiter tous les édifices.

rue de la paix

rue de la paix

rue de la paix
rue de la paix

La chaleur est encore écrasante, je me sens faiblarde. Nous cherchons un restaurant où manger et nous rafraichir. Nous trouvons notre bonheur dans une perpendiculaire de Jonker Walk, le Calanthe. Plats très bons, boissons rafraichissantes : nous craquons et prenons des glaçons. Ouf personne ne sera malade.

restaurant-malacca

Nous réservons le taxi long distance auprès de l’hôtel cette fois ci : 430km de distance soit 5h de route pour 550 MYR tout compris soit  109 euros à 2. C’est plus cher que le bus, mais il n’y a aucune liaison direct Malacca-Taman Negara. Nous n’avons pas envie de galérer entre les liaisons de bus et faire 10h de trajet.

Nous profitons une dernière fois de Jonker Walk et de la piscine de l’hôtel.

9-11 avril 2017 – Direction le Taman Negara

Départ comme prévu à 11h30 de l’hôtel. Le chauffeur nous prévient qu’en raison des embouteillages le trajet pourrait prendre en 8 et 10h ! O mon dieu ! Il prévoit même un second chauffeur. Je préviens l’hôtel à Kuala Tahan par mail pour arrivée tardive. Finalement plus de peur que de mal nous ne mettrons que 6h avec pause déjeuner inclus.

Ce trajet sera l’objet d’une anecdote qu’on n’est pas prêt d’oublier. Le chauffeur nous laisse pour déjeuner en nous indiquant qu’il va chercher de l’essence. Je prends mon sac avec appareil photo, objectif et passeports. Nous entrons dans le fast food, et la je regarde N. « Mais où est ton sac avec ordinateur, caméra, liquidités ? ». Réponse : « dans la voiture ». Début de stress : et si le chauffeur ne revient pas ? Nous nous rendons au point de rendez vous : bien sur le chauffeur n’est pas là. Nous n’avons aucune idée de la ville où nous sommes, il fait une chaleur caniculaire. Et là le cerveau s’emballe : comment appeler l’ambassade de France ? Où trouver du wifi ? On tourne en rond sur le parking et au bout de 15min nous voyons le chauffeur revenir vers nous.  Ouf, quel soulagement !

1. Hôtel Mutiara Taman Negara Resort et Entrée du parc

Arrivés à Kuala Tahan, nous prenons la barque qui traverse le bras de fleuve pour rejoindre le Mutiara Taman Negara Resort, pour 1 MYR/pers. C’est le seul hôtel au sein du parc, entièrement éco responsable. Il s’étire le long de la jungle. Fort heureusement, notre bungalow n’est pas trop loin.

Les bungalows sont vieillots mais propres, on comble les interstices sous les portes car peur totalement irraisonnée des serpents et autres bêtes rampantes.

Les moustiques sont bien là également : nous nous aspergeons littéralement d’anti moustiques en plus de nos vêtements imprégnés de répulsif.

Nous allons payer notre entrée du parc au bureau qui se situe derrière le restaurant de l’hôtel :

  • 1 MYR/pers
  • Droit photo 5MYR/pers

Nous profitons dès le lendemain matin d’un beau buffet au petit déjeuner.

hotel mutiara taman negara

2. La Canopy Walk

A 9h30 nous partons pour la Canopy Walk (comprenez les ponts de singe suspendus dans la canopée)  à travers la jungle. Je me méfie de ce qui pourrait tomber des arbres et me mets le chèche de N. sur la tête. Depuis l’hôtel qui est dans le parc, il y a 1,5km  de marche dont les derniers 200mètres sont littéralement épuisants : on grimpe par 35° et 90% d’humidité. Prévoir suffisamment d’eau. On arrive en haut trempé de la tête au pied.

jungle walk

jungle walk

jungle walk

jungle walk

On paie 5MYR/personne au petit stand au pied du premier pont de singe. Il y a 6 ponts successifs pour environ 350 mètres au-dessus de la jungle.  Ce qu’ils ne disent pas mais qu’il vaut mieux savoir avant de monter : les 3 premiers ponts montent successivement, prenant de la hauteur. On se retrouve facilement à 20 ou 30 mètres au-dessus du sol. Le 3ème pont est (très) long et (très) haut. Heureusement j’étais seule dessus la plupart du temps, mais dès que Nathan entamer la traversée le pont tanguait dangereusement. Avis à ceux qui ont le vertige : oubliez ! A partir du 4ème pont, on commence à redescendre. Un escalier abrupt dans l’avant dernier pont de singe permet de retrouver des hauteurs raisonnables.

canopy walk

Sur le chemin du retour, nous apercevons des singes partout autour de nous. Ralentissez le rythme et ouvrez grand les yeux !

singe

3. Lata Berkoh

Après une pause déjeuner à l’hôtel, nous partons à 14h30 avec une pirogue de l’hôtel pour Lata Berkoh. Nous sommes sur un bateau à fond plat avec un autre couple (2OOMYR le bateau soit 50MYR par personne). Un malais à l’avant, un malais à l’arrière et nous voilà partis. On s’enfonce dans la jungle, une jungle inchangée depuis la nuit des temps, avec son sifflement si particulier et assourdissant par moment. La pirogue vogue imperturbable sur une eau oscillant entre marron et orange. Après un premier arrêt pour voir les arbres immenses au cœur de la jungle, nous refusons poliment un arrêt pour nourrir les poissons chat. Le conducteur poursuit et nous arrête au milieu de … rien, enfin si tout de même, sur une plage de galets.

Nous voilà débarqués, le conducteur nous dit : « 15 minutes de marche par là ! ». Aucun sentier, la jungle et nous qui longeons la rivière. Nos compagnons de pirogue n’ont pas perdu de temps et nous les perdons de vue. 15minutes dans la jungle sans savoir où nous allons c’est long ! Nous arrivons au panneau indiquant Lata Berkoh avec un petit air de monde post apocalyptique entre panneau en bois indiquant toute sorte de parasites et bactéries dans l’eau, la jungle qui nous entoure et une chaleur accablante. N. n’hésite pas une seconde et saute. De mon côté, ce sera plus hésitant, même si au final la chaleur aura raison de mes tergiversations. Retour à la pirogue et à l’hôtel.

taman negara lata bekoh

taman negara lata bekoh

Le soir, nous testons les restaurants en face de l’hôtel sur la berge de Kuala Tahan.  Les prix y sont divisés par 4 par rapport à l’hôtel. Par exemple, des fried noodles à 6MYR contre 24 à l’hôtel. La traversée est largement rentabilisée. Pas d’inquiétude, les bateliers restent là tard.  Nous testons Mama Chop tout au bout de la rangée de restaurants flottants. L’atmosphère y est un peu pesante car le plafond est bas mais nourriture tout à fait correcte. Je teste le Lassi de banane : j’aime tellement que j’en commanderai jusqu’ à la fin du voyage. Encore une fois n’oubliez pas l’anti-moustique !

4. Remontée des rapides

Le lendemain c’est impro. On traverse pour essayer de trouver une embarcation pour remonter un des bras du fleuve. On se rend dans le restaurant Wayn où sont situés les bureaux (enfin le bureau)de Han Travel. Très accommodante, la personne se charge de nous trouver un batelier en 30min. Han Travel propose des excursions mais également des transferts à des prix tout à fait raisonnable.

La location du bateau coûte 120 MYR (contre 200 à l’hôtel) et en plus nous sommes juste tous les deux, on choisit ainsi ce qu’on veut faire.  On remonte le fleuve avec des (minis) rapides bien amusants et rafraichissants. On aperçoit sur la berge des villages ou plutôt des amas de planches qui s’avèrent être le village des Orang Asli, l’ethnie locale. Nous refusons de nous y arrêter : autant cela peut être intéressant, autant cela peut vite tourner au voyeurisme.

riviere

riviere

5. Balade jusqu’à Lumpong

Depuis l’hôtel, un sentier moins bien entretenu que celui de la Canopy Walk, mène à un espace de baignade (à 800 mètres de l’hôtel). Toujours aussi rassurée, je ne mets pas un pied en dehors du sentier balisé. J’ai ainsi pu me moquer de N. qui est sorti 3min du sentier pour prendre une photo et a récupéré une sangsue. Ce sera la seule sangsue de notre voyage.

La plage donne sur cette eau toujours marron orange. On s’y baigne plus volontiers, allez savoir pourquoi. La pluie fait son apparition quelques instants. Le lieu est vraiment fantastique. On se sent à la naissance du monde, comme mis dans le secret de cette nature si dense et si riche.

lumpong

lumpong

On quitte la moiteur de la jungle pour la chaleur des îles. Direction les îles Perhentian.

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